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Paris (France) : Conférence au Centre Culturel Garnelles |
Jeudi 27 octobre, le cardinal Jean-Louis Tauran, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église Catholique a prononcé une conférence à Garnelles où il a essayé de répondre à une question ardue : « Le Saint-Siège a-t-il un pouvoir politique ? »
Devant une centaine de personnes, des étudiants pour la plupart, le cardinal Tauran qui fut en son temps le responsable des rapports du saint-siège avec les états, a développé progressivement les différentes questions implicites dans le titre de sa conférence : entend-on par pouvoir politique l’application au droit international de l’adage pacta sunt servanda, le juste équilibre des nations dans les organismes internationaux comme un préalable requis pour le maintien d’une paix durable, la définition de guerre juste, la question du désarmement, le respect des droits de l’homme, etc., pour conclure que le saint-siège n’est pas un état comme les autres : il est un « compagnon de route », « la voix que la conscience humaine attend, qui ne prétend pas vaincre mais convaincre » ; on ne pourrait la considérer comme une puissance que si, avec Pascal, on admettait que ce qui est propre à la puissance c’est le fait de protéger ».
Les questions ont permis d’aborder les racines chrétiennes de l’Europe, la démocratie comme forme de gouvernement et la situation des chrétiens dans les pays en conflit. Il y a eu des questions sur Benoît XVI. Le cardinal Tauran a évoqué les propos d’une dame romaine : « notre nouveau pape est extraordinaire, il dit des choses très profondes et on comprend tout ce qu’il dit ».
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