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XXV ème symposium international de théologie |
Le XXV ème symposium international de théologie de l’Université de Navarre qui s’est tenu à Pampelune du 21 au 23 avril 2004 avec pour thème « La Sainte Écriture, Parole actuelle » intéressait tout autant les théologiens que les personnes motivées par les études bibliques.
Les communications étaient faites par des représentants de plusieurs universités européennes ; une centaine de personnes étaient inscrites. La présence de Jean-Michel Poffet, OP, Directeur de l’École Biblique Française de Jérusalem fut appréciée. Le professeur Gonzalo Aranda, président de ce symposium, a bien expliqué qu’on visait à « réfléchir sur le fait que les Livres Saints, tout en étant des documents du passé, sont contemporains de toutes les époques et sont continuellement agissants dans l’Église » ainsi qu’à « montrer l’efficacité et la créativité de la Bible dans le cadre de certains aspects de la culture et de la religion pour en expliquer le pourquoi dans la mesure du possible ».
Le professeur Aranda rappela que « la Bible est le livre le plus diffusé dans le monde. Rares sont les familles occidentales à ne pas en avoir un exemplaire chez elles. Il est vrai que fréquemment la Bible est appréciée pour son ancienneté, pour les valeurs morales, pour ses récits, alors que la Bible doit être pour le chrétien quelque chose de plus. Elle est l’instrument qui permet d’écouter aujourd’hui ce que Dieu dit de lui-même, de sa façon d’agir dans l’histoire humaine et, par conséquent, elle invite son lecteur à devenir le protagoniste de ce récit, qui est orienté vers une fin pleine d’espérance pour l’homme et pour le monde, symboliquement décrite dans l’Apocalypse, dernier livre de la Bible ».
Les Livres Sacrés peuvent être étudiés sous trois aspects différents, les conférences ont donc été groupées d’après ce critère : textes littéraires, livres configurateurs de la foi et de la liturgie de l’Église et livres à la source de la spiritualité chrétienne.
La séance d’ouverture fut assurée par le professeur Manuel Casado, vice-recteur des professeurs de l’Université de Navarre et par le professeur Francisco Varo, doyen de la Faculté de Théologie. Le premier jour de ce congrès fut consacré à l’étude de l’actualité du texte biblique en soi et à travers sa présence dans la littérature, l’art et le cinéma. On a pu écouter les exposés des professeurs Miguel Ángel Garrido, du Conseil supérieur de la Recherche scientifique de Madrid ; Jean-Michel Poffet, OP, Directeur de l’École Biblique Française de Jérusalem ; Enrique Banús, Directeur du Centre d’Études Européennes de l’Université de Navarre, et Juan Orellana, de la Faculté d’Humanités et Communication de l’Université San Pablo-CEU de Madrid.
La seconde journée a été consacrée à des sujets divers : la Sainte Écriture et la formulation de la foi, le rôle actif et l’efficacité de la Sainte Écriture dans la Liturgie, la Bible dans la configuration du judaïsme, du christianisme des premiers siècles et de la Théologie, etc. On a écouté les exposés des professeurs Ermenegildo Manicardi, Président du Studium théologique académique de Bologne ; Juan Chapa, professeur de la Faculté de Théologie de l’Université de Navarre ; Miguel Pérez, Président de l’Association espagnole d’Études hébraïques et juives ; Marcelo Merino, professeur de la Faculté de Théologie de l’Université de Navarre et Paul O’Callaghan, Doyen de la Faculté de Théologie de l’Université Pontificale de la Sainte-Croix, à Rome.
La dernière journée a été consacrée à l’étude de l’efficacité de la Sainte Écriture dans la configuration de la vie chrétienne et dans la spiritualité liturgique ainsi qu’à la répercussion de la Bible dans la théologie morale et dans la conduite chrétienne. Les séances abordant ces sujets furent illustrées par les professeurs Bernardo Estrada, de l’Université Pontificale de la Sainte-Croix, à Rome ; Alfredo López-Vallejos, Directeur de la délégation de l’œcuménisme et des relations interreligieuses de l’archevêché de Pampelune ; et par Teodoro López, professeur de la Faculté de Théologie de l’Université de Navarre.
La conférence de clôture « La Bible dans les écrits de saint Josémaria Escriva » fut prononcée par le professeur Francisco Varo, Doyen de la Faculté de Théologie de Navarre, organisatrice du Symposium. Le professeur Varo affirma que « pour saint Josémaria, l’Évangile est un livre qui nous permet de nous pencher sur des faits du passé toujours vivants au présent, et dans lesquels le lecteur est appelé à s’impliquer, en écoutant attentivement les paroles qui lui sont adressées. Saint Josémaria, ajouta-t-il, ne pénètre pas dans la Bible comme un chineur chez un antiquaire. En lisant les textes il ne se contente pas de reconstruire un passé. Bien au contraire, il lit les textes en les rendant vivants pour les insérer pleinement dans le débat culturel et religieux du moment ».
Le doyen conclut en disant que pour saint Josémaria « Jésus n’est pas une figure admirable que seule une imagination créative peut reconstruire à partir de fouilles archéologiques d’il y a deux mille ans, mais le Christ ressuscité vit aussi maintenant et cherche dans notre temps des disciples pour vivre avec lui et travailler à ses côtés, des hommes et des femmes qui, en s’identifiant à Lui, le rendent présent dans le monde ».
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