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Quatre rendez-vous au Congo
Du 6 au 27 avril 2002, au cours de quatre samedis consécutifs, Tangwa, centre culturel universitaire à Kinshasa, a rassemblé 150 étudiants et jeunes professionnels pour leur faire mieux connaître la figure et le message du bienheureux Josémaria Escriva, source d’inspiration de la mise en route de projets visant la promotion sociale de la femme.
Le docteur Amisi, coordinatrice de ces journées, a cité un texte du bienheureux Josémaria qui montre l’objet de ces projets présentés : « Un homme ou une société qui demeure passif devant les tribulations ou les injustices, qui ne s’efforce pas de les soulager, n’est pas à la mesure de l’amour du Cœur du Christ. Les chrétiens — tout en conservant leur liberté d’étudier et de mettre en oeuvre différentes solutions, en fonction d’un pluralisme légitime —, doivent avoir en commun ce même désir de servir l’humanité. Sinon, leur christianisme ne sera pas la Parole et la Vie de Jésus: ce sera un déguisement, une mascarade devant Dieu et devant les hommes (Quand le Christ passe, n° 167). » Au fil des interventions, on percevait le besoin de trouver des solutions pouvant réellement aider au développement : le travail bien fait, avec esprit de service, est une bonne voie pour y parvenir.
À Kinshasa peu de personnes ont personnellement connu le bienheureux Josémaria. Le docteur Maria Dolores Mazuecos, qui a vécu pendant les années 70 à Rome, a fait part de ses souvenirs. Elle a décrit le panorama immense que montrait le bienheureux Josémaria, convaincu qu’un jour les initiatives les plus variées pour la promotion de la femme seraient mises en route, partout dans le monde.
L’intervention d’Annick Rascar, directrice de l’Institut Supérieur en Sciences Infirmières (ISSI), créé en 1997, décrivit un rêve devenu réalité, petit à petit, à Kinshasa. L’ISSI, grâce à l’esprit du message du bienheureux Josémaria qui l’inspire, s’efforce de donner à ses étudiantes une formation professionnelle sérieuse, imprégnée de valeurs humaines et chrétiennes. Trois promotions d’infirmières ont déjà eu leur diplôme et travaillent dans différents établissements hospitaliers de la capitale et de l’intérieur du pays.
Nelly Tshela, directrice technique du lycée professionnel Kimbondo, a raconté les débuts du lycée : à partir de ces cours faits en plein air, sous les arbres, on est arrivé à l’activité de formation culturelle et sociale déployée aujourd’hui dans un quartier rural de la banlieue de Kinshasa.
Ces quatre rendez-vous se sont achevés par la projection d’un documentaire, suivi d’un débat, sur les projets de développement dans plusieurs pays du monde, parmi lesquels le Centre médical Monkole de Kinshasa. Suite à une question ouverte sur l’opportunité de se compliquer la vie pour ce genre d’initiative, la réponse d’une participante a résumé le sentiment de l’assemblée : promouvoir ce genre d’initiatives ne consiste pas à se compliquer la vie, mais bien à lui donner un sens.
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