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33 • Juillet - Décembre 2001 • Page 159
 
 
 
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Moergestel (Pays-Bas)Journée d’étude pour prêtres diocésains

« Dissimuler la vérité pro bono pacis est une forme de « nouveau cléricalisme » qu’il convient de combattre », a déclaré le cardinal Darío Castrillón Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé, le 15 mars 1999, à l’occasion d’une journée d’étude dont le thème était : « Le sacerdoce pour l’éternité en notre temps ». Le cardinal y a fait deux communications au cours de cette journée qui eut lieu au centre de conférences Zonnewende (Moergestel, Pays-Bas).
Le discours d’introduction de la journée a été prononcé par le cardinal Adriano Simonis (archevêque d’Utrecht et président de la conférence des évêques des Pays-Bas). Dans son intervention, il a exprimé combien « il est important de considérer l’Église universelle en tant qu’organisme hiérarchique afin de dépasser les limitations que renferme notre propre culture. En cette fin du deuxième millénaire, nous sommes parvenus à un tournant culturel où l’autorité repose sur la démocratie. Dans cette ambiance, les catholiques, qui respirent une atmosphère démocratique (de bas en haut), en arrivent à ressentir des symptômes d’asphyxie devant la mission de l’Église qui s’étend « du haut vers le bas ». Mais le sacerdoce, a fait remarquer le cardinal Simonis, est un don de Dieu qui nous demande d’accentuer le mouvement qui va du haut vers le bas ».
Le cardinal Castrillón a apporté un nouvel approfondissement. Le prêtre, a-t-il dit, doit se considérer comme une entité critique face au monde et, quand cela s’avère nécessaire, vis-à-vis des fidèles, même si cette position va à l’encontre de la culture ambiante.
« Le prêtre doit être convaincu qu’il a été choisi par Dieu et ne jamais être conditionné par « l’applaudissement des fidèles », a déclaré le préfet de la Congrégation pour le clergé. « La recherche du consensus à tout prix est une grande tentation, une nouvelle forme de cléricalisme qu’il faut combattre. »
D’après le cardinal Castrillón, l’idéologie des années 70, selon laquelle on en arrive à considérer que tout est « modelable », est également responsable du fait que beaucoup, y compris des prêtres, dans les années qui ont suivi le concile Vatican II, ont pensé qu’ils pouvaient continuer de réformer l’Église. Plus loin, il a rappelé qu’il fallait prendre très au sérieux l’action du l’Esprit pendant le concile. Ce qui signifie que vouloir maintenir une situation pré-conciliaire est aussi erroné que vouloir changer l’Église post-conciliaire selon des désirs et des goûts personnels, a-t-il conclu.


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