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Présentation en Italie du livre Le fondateur de l’Opus Dei |
L’édition italienne du premier volume du livre Le Fondateur de l’Opus Dei, d’Andrés Vázquez de Prada, a été présentée en 1999 à Rome, Palerme, Turin, L’Aquila et Cortina d’Ampezzo, après sa première présentation le 1er juin à Milan.
Pendant l’acte de présentation qui s’est déroulé le 21 septembre à l’université pontificale de la Sainte‑Croix, à Rome, l’éditeur Leonardo Mondadori a expliqué le motif qui l’avait poussé à promouvoir ce livre : “ Les personnalités de la science et de la culture qui pouvaient s’asseoir à la table de l’histoire au début du XXe siècle étaient peu nombreuses. Et presque aucune à la fin du siècle, à l’unique exception de Jean Paul II. C’est la raison pour laquelle une maison d’édition comme la nôtre, qui ne se consacre pas directement à l’impression de livres religieux, a décidé de publier une série de volumes qui aident l’opinion publique à réfléchir sur des thèmes et des valeurs authentiques. ”
Au cours de la même présentation, le cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Gênes, a expliqué l’opportunité de cette œuvre avant le début imminent du troisième millénaire : “ Dans Tertio millennio adveniente, l’objectif prioritaire de tout le Jubilé est signalé par le pape dans les termes suivants, extraordinairement simples et pourtant exigeants : le sens du Jubilé est de réveiller un véritable désir de sainteté. Je pense que la lecture d’un texte qui nous raconte la trajectoire d’un saint a pour résultat le plus naturel et le plus nécessaire, et en même temps le plus beau et significatif, de nous engager sur la route tracée par sa vie intérieure, avant même la fondation de l’Opus Dei. Et je pense que le grand défi du monde actuel, en particulier de notre continent, que le prochain synode des évêques sur l’Europe définit comme un monde fortement déchristianisé et paganisé, est précisément ce défi de la sainteté. ”
Un autre intervenant a été Andrea Riccardi, professeur d’Histoire du christianisme à l’université de Rome III, et fondateur de la communauté San‑Egidio. Le professeur Riccardi a mis en relief la méticulosité de la recherche historique réalisée par l’auteur et la richesse des sources documentaires. “ Les précieuses Notes Intimes et d’autres témoignages directs apportent leur lumière sur le 2 octobre 1928 : Madrid a été mon Damas, parce que c’est là que sont tombées les écailles des yeux de mon âme… À la marginalisation de Dieu, le fondateur oppose la résolution de vivre la réalité de Dieu au cœur de la vie ordinaire : L’extraordinaire réside pour nous dans l’ordinaire : l’ordinaire fait avec perfection. ”
La recherche de la vérité
À Palerme, la présentation a eu lieu le 15 octobre 1999 dans l’aula magna de la faculté des Sciences de la Formation. Une des interventions, celle de l’écrivain Marta Brancatisano, s’est fondée sur l’aspect littéraire des écrits du bienheureux Josémaria publiés dans cette biographie. “ Josémaria Escriva a écrit beaucoup, depuis qu’il était très jeune, mais sans aucune ambition ou prétention de type professionnel. Le début est marqué par une véritable invention littéraire, les “ catherines ”, de brèves pensées couchées sur papier pour exprimer une expérience intérieure, pour marquer les premiers pas d’un chemin encore obscur. Il n’y a ni recherche de style, ni auto‑complaisance : le style est celui d’un journal, la pensée s’exprime de façon instantanée, nue, vraie, comme celle de qui cherche en lui‑même le fil qui l’amène à connaître — en Dieu — la vérité sur lui‑même, sa fin propre. Cela se traduit par un impact fort sur le lecteur, car le texte réussit à communiquer l’authenticité de la recherche. Les pensées des “ catherines ” ne prétendent pas éclairer, elles ne sont ni des maximes ni des préceptes, mais seulement la marque laissée par le cheminement — la tête basse, comme un âne — à la recherche de la vérité. Des traces timides et fort sincères de l’existence d’une âme qui n’a qu’une certitude : vouloir la sainteté. Les craintes, les souffrances, les désirs, les chutes, les défaites d’un saint sont une consolation pour le lecteur. Un saint particulier, qui a reçu la mission de montrer à tous qu’être saint est possible. Face à cette vocation, qui est la vocation authentique de sa vie, le rôle de l’écrivain est purement instrumental ; sa sensibilité, sa propension à la littérature sont secondaires, subordonnés à un objectif plus important. ”
S’il y a ceux‑ci et ceux‑là, pourquoi pas moi ?
C’est ce que se demandait, dans la Bibliothèque ambrosienne de Milan, lors de l’acte de présentation célébré en juin, l’abbé Ennio Apeciti, responsable du Bureau pour les causes des saints du diocèse de Milan : “ Ce livre est élaboré grâce à de soigneuses recherches historiques, capables de recréer avec efficacité le contexte social, politique, culturel, et même ecclésiastique et spirituel qui a vu et accompagné l’expérience humaine de Josémaria Escriva. Le livre y parvient en ayant également recours aux abondants souvenirs autobiographiques et apparaît, de ce fait, comme un nouveau modèle d’hagiographie, au sens littéral d’“ écriture des saints ”, d’“ écriture sainte ”. Il décrit, de fait, la première partie de la vie d’un saint et il présente un matériel abondant pour encourager le lecteur de bonne volonté sur le chemin de la sainteté, de l’imitation — à la manière augustinienne : s’il y a ceux‑ci et ceux‑là, pourquoi pas moi ? —, et c’est là le sens même des causes de béatification et de canonisation, qui ne sont pas promues pour accorder un titre de monseigneur céleste en sus du titre terrestre, mais pour que le peuple de Dieu — duquel émane toujours une réputation de sainteté — puisse avoir un exemple, un mode — parmi une infinité de possibilités — d’incarnation de l’Évangile. ”
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